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Après la publication de deux articles sur le GSPC
Un journaliste d'El Khabar interrogé par la police
Le journaliste du quotidien arabophone El Khabar, Mourad Mohamed, auteur de deux articles sur "la diffusion de tracts" du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), parus lundi et mercredi derniers, a été conduit, jeudi matin, au siège de la sûreté urbaine de la rue docteur Saâdane à Alger d'une "manière humiliante". Selon un communiqué d'El Khabar, le but de cette "opération" était de "contraindre" le journaliste à révéler ses sources. Le journaliste a fait l'objet d'un "interrogatoire" au cours duquel les policiers ont usé de "tous les moyens de provocation", de "menaces" et d'"intimidation physique et morale", précise le journal. El Khabar dénonce ces "pratiques policières" qui sont, souligne-t-il, en "contradiction" avec la loi sur l'information qui assure au journaliste le droit au "secret professionnel et à la protection de ses sources" et de "ne les révéler que devant la justice". Le Syndicat national des journalistes (SNJ) "s'indigne de ce que l'on arrive à ce genre de pratique avec la corporation, comportement que rien ne peut justifier". "S'il admet le caractère hautement sensible de l'information sécuritaire, le syndicat ne peut, par contre, tolérer la façon avec laquelle a agi un corps de sécurité dont la mission première est de faire respecter la loi", affirme le SNJ dans un communiqué. "Or, la justice à laquelle il appartient de statuer sur ce type d'affaires se trouve superbement ignorée", fait encore remarquer le Syndicat des journalistes qui interpelle "les autorités publiques pour mettre fin à ces pratiques d'un autre âge et revoir radicalement le rapport avec la communauté médiatique".
FIJ : « Pressions croissantes contre les journalistes »
La Fédération internationale des journalistes a condamné, hier, l'arrestation et la détention pendant quelques heures, mercredi 29 mars, de Mourad Mohamed, journaliste au quotidien El Khabar et membre du Syndicat national des journalistes (SNJ), par la police d'Alger. « Mourad Mahamed a subi un interrogatoire musclé pour qu'il révèle ses sources d'information », a déclaré Kamel Amarni, secrétaire général par intérim du SNJ. « La justice, à laquelle il appartient de statuer sur ce type d'affaire, s'en trouve superbement ignorée. » La FIJ appuie fermement la réaction du syndicat des journalistes, qui s'est indigné de ces conditions de détention et de l'usage de la force contre un principe fondamental de la pratique journalistique. « La protection du secret des sources est un devoir sacré pour les journalistes », a déclaré Aidan White, secrétaire général de la FIJ. « De telles pressions policières sont inacceptables. » La FIJ demande aux autorités algériennes de faire respecter les textes de lois en vigueur, qui habilitent la justice à demander à un journaliste ou à un média de révéler ses sources lorsque le caractère d'exception nécessitant le recours à une telle extrémité est établi. Elle exprime sa profonde inquiétude quant aux pressions croissantes exercées contre les journalistes en Algérie.




















